10 septembre 1944 : la Fête de la Libération à Oloron (photos)


Le dimanche 10 septembre 1944, une Fête de la Libération est célébrée à Oloron. Il s’agit d’honorer tous ceux qui ont combattu, et pour certains d’entre eux y ont laissé la vie, pour la libération du pays. Tirées de la collection de l’ami lecteur dont Oloronblog a déjà publié des séries de cartes postales anciennes, voici quelques photos de cette cérémonie. Elles sont appuyées par des extraits de l’article consacré à l’évènement par le numéro 1 de l’hebdomadaire Libération qui se proclame « Organe de la Résistance de l’arrondissement d’Oloron ».

« Malgré l’incertitude du temps, une foule immense que l’on pouvait évaluer à 5.000 personnes, s’était massée place de la Gare où avait été édifiée une estrade réservée aux officiels de cette mémorable journée. Journée mémorable, on peut le dire, où le peuple respirait l’air pur de la liberté retrouvée, grâce au sacrifice de ses fils, à qui la journée de ce dimanche était dédiée »

Fête de la Libération 8 

 » Vers 16 heures, les personnalités prennent place sur l’estrade, saluées par une vibrante Marseillaise jouée par l’Harmonie municipale sous la conduite de René Ladousse. Nous remarquons MM. Boussard, sous-préfet, Mendiondou, président de la Délégation spéciale et les membres de la Délégation : MM. le Dr Lapuyade, Massias, Bonne, Casajus, M. Urban Sauveur et les membres du Comité local de la Libération ; les personnalités militaires, le lieutenant-colonel Berthoumieu, le commandant Prat, chef du secteur 3 des F.F.I., les lieutenants Osiniri et Jungas, (…)  »

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 » Et voici que M. Mendiondou, maire d’Oloron, s’approche du micro pour prendre la parole.  »

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 » M. Bordelongue est devant le micro. Pour la première fois, le chef départemental de la Résistance va s’adresser aux Oloronais.  »

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 » La cérémonie se terminera par un magnifique défilé, qui suivit l’avenue Sadi-Carnot, la rue L.-Barthou et la place Thiers, de toutes les délégations présentes scandé par une trépidante marche militaire. La foule applaudit à tout rompre les F.F.I. et la brigade espagnole du Colonel Paco qui passaient en ordre parfait et discipliné devant la tribune officielle. Suivent ensuite les délégations des cantons de l’arrondissement où l’on remarque surtout celle d’Accous qui s’est brillamment distinguée, au fort du Pourtalet, lors de la reddition de la colonne allemande qui cherchait à passer en Espagne.  »

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4 commentaires sur “10 septembre 1944 : la Fête de la Libération à Oloron (photos)

  1. Je suis né en 1941, j’étais très petit et pourtant je m’en souviens. Nous habitions 9 rue de la cathédrale, au dessus du magasin Planterose. Je me souviens que ma mère m’a réveillé et nous sommes descendus dans le couloir, là il y avait les voisins du 2ème étage la famille Coarrase. tous dans ce couloir plongé dans l’obscurité, seul dehors il y avait le grand-père Coarrase. De temps en temps on voyait des phares et tout le monde rentrait et allait se réfugier au fond du couloir, tous sauf un, le grand père qui « gueulait » : et sa fille venait le tirer par le bras en lui disant: et il répondait:Moi tout petit j’avais échappé à ma mère et j’ai effectivement aperçu le convoi Allemand qui passait devant nous de la pharmacie Albert vers chez Camou le boucher. Je ne sais pas s’ils empruntaient la rue Révol ou la route d’Espagne, mais je m’en souviens très bien. Je me souviens également être allé place de la gare, des gens étaient montés sur l’espèce de terrasse ou marquise à l’entrée de la gare et avaient fait des discours auquel vous vous en doutez je n’avais pas porté d’attention. Et je ne sais pas si ce fut le même jour ou plus tard, à ce même endroit il y eut un grand bal, je m’en souviens parce que ma mère m’avait fait danser.
    Je me souviens également que les jours qui suivirent on vit des gens avec des mitraillettes avec le chargeur sur le coté, quelques jours plus tard on vit débarquer les troupes amies; Français Américains Africains, je ne sais pas beaucoup de noirs, ils étaient sur des charrettes tirées par des chevaux et tenaient leurs tenues de sortie à bout de bras sur des cintres.
    Je ne crois pas avoir modifié ces souvenirs, c’est vrai que j’étais très petit mais tout cela est ancré dans ma mémoire.

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